C’est un article “coup de cœur” qui voit le jour chez Beau Voir…le premier d’une longue lignée, je l’espère.

On n’y parlera pas musique mais littérature, attention, pas n’importe quelle littérature.Ayant étudié l’anglais pendant des années et étant tombé en amour avec cette langue, il m’est venu l’envie de partager un peu de mes enseignements avec vous. Beaucoup d’entre nous essayent, jour après jour d’apprendre, d’entretenir ou d’améliorer leur anglais. Je vais donc  partager avec vous quelques livres « tips » pour peut-être « who knows » vous aider ?

Alors, sans aucune logique ni trajectoire, voici une petite liste d’ouvrages qui vous ferons passer le temps pendant ce confinement.Tout d’abord, quelques livres que je conseille pour commencer gentiment sans galérer avec le vocabulaire anglais.

Honnêtement, rien de mieux pour commencer que des nouvelles bilingues. Le concept est simple : des histoires courtes, avec une page en anglais et en regard, la même page en français. Alors, je vous vois venir les tricheurs…il ne faut pas céder à la facilité de lire uniquement le français, autrement aucun intérêt d’acheter un bouquin bilingue. Il faut lire en anglais et quand vraiment tu butes sur un mot, tu regardes son équivalent et tu relis le mot une seconde fois, afin de l’intégrer au maximum.

D’abord des nouvelles sympas, bien entendu, toutes les aventures de Sherlock Holmes afin de rester sur du “classic british”. Les histoires sont merveilleusement bien écrites et restent prenantes. Vous trouverez aussi toutes sortes de nouvelles  chez votre bouquiniste ou Fnac.Vous pouvez également vous tourner vers la littérature dites “pour adolescents”. Alors, encore une fois, ne vous laissez pas avoir par ce terme parfois un peu péjoratif. L’avantage de cette littérature en anglais, est qu’elle n’emploie pas un vocabulaire trop soutenu et est donc parfaite pour débuter un apprentissage. À votre guise, Harry Potter bien entendu, Hunger Games, etc…

 

Pour celles et ceux qui aimeraient entretenir un peu leur niveau, je présente maintenant, ma pépite, The Catcher In The Rye (l’attrape-cœur) de J.D. Salinger. Ce livre à une saveur particulière pour moi. Un ami m’en fit cadeau alors que je n’étais encore qu’une ado se confrontant de plein fouet à l’âge adulte dans un Londres immense de possibilités. Je ne le remercierai jamais assez de ce cadeau qui me donna à nouveau goût aux heures plongées dans un roman.

Pour l’histoire, nous partons à la rencontre d’un jeune homme retenu par l’anxiété d’annoncer à sa famille bourgeoise l’ exclusion de son collège new-yorkais. Là commence l’épopée, l’aventure à travers les recoins d’une ville, d’un monde si grand. La découverte de soi, des autres, parmi les autres, avec les autres. Une recherche perpétuelle de comprendre ce que l’on vit et pourquoi on le vit. Chercher un sens, une raison… l’anxiété, le silence, l’hésitation. C’est un bijou, facile à lire, subtil à comprendre, délicieux à interpréter et à ne surtout pas louper. Be careful! On passe tout de même à une difficulté supérieure en terme de langage.

Quand vous serez un peu plus à l’aise, vous pourrez alors vous orienter vers de la littérature plus “adulte” et donc plus soutenue. Pas de panique, cela semble assez difficile à la première page du livre, mais il faudra juste vous armer de patience. Vous passerez forcément plus de temps à lire votre livre en anglais si ce n’est pas votre langue maternelle.

Rien de tel alors, que The Secrets of Wishtide de Kate Saunders. Romancière très connue et appréciée pour ses histoires mettant en avant une femme détective victorienne qui travaille secrètement avec son frère pour résoudre des affaires. Son statut de veuve la rend presque inoffensive aux yeux des autres. Laetitia va pouvoir s’infiltrer et devenir indispensable en tant que gouvernante, au sein de la famille influente faisant l’objet de l’enquête. Mais bien entendu, la tache ne sera pas si aisée et Laetitia va découvrir bien plus que ce qu’elle avait prévu de découvrir. Un roman frais qui dépoussière les classiques sur l’étagère, et qui fait du bien.

 

Comment parler de livre, sans parler de poésie. Ce genre si souvent négligé. « Tu lis de la poésie ? » « C’est vraiment pour les nanas romantiques et fragiles. » Ok, donc concrètement, on n’y est pas du tout. On ouvre son esprit et on laisse cette généralité infondée et formatée de côté. Nouvelle poétesse canadienne contemporaine, Rupi Kaur, exprime et illustre avec simplicité et féminité les épreuves d’une vie, quelles soient belles ou difficiles, fanées ou fleurissantes, visibles ou intérieures. Comment ne pas retrouver en son ouvrage des bribes de nos propres expériences. Chaque être apprivoise sa vie à sa manière mais réussir à illustrer ses émotions est un exercice difficile. Les ouvrages The Sun and Her Flowers et plus récemment Milk and Honey sont des recueils de poèmes accessibles à quiconque a déjà rencontré sa sensibilité.

Si tu as l’âme plus téméraire alors un peu de littérature gothique peut être la bienvenue. Plus sombre  et attention, plus difficile à lire, je te conseille la  Complete Tales and Poems, d’Edgar Allan Poe, auteur incontesté du courant gothique américain. Poe fut une grande révélation pour moi à l’université, qui n’a fait que s’accroître avec le temps. Vous pourrez naturellement trouver un équivalent en nouvelle bilingue, afin d’ajouter peut-être une étape supplémentaire. Poe étant un poète, romancier, nouvelliste et critique littéraire du XIXeme siècle, le vocabulaire et le style sont, de toute évidence, complètement différents et plus difficiles d’accès que les ouvrages cités auparavant. Une multitude de nouvelles macabres et psychologiques, à dévorer les unes après les autres…

Les livres s’accumulent sur l’étagère… que c’est bon de parfois être pris d’une irrésistible envie d’y revenir. Je vous laisse plus bas quelques titres supplémentaires d’ouvrages pépites, au cas où…

Enjoy et n’oubliez jamais, que lire est aussi une manière d’échapper au tracas du quotidien, prendre du temps pour soi, et cultiver son imaginaire si souvent négligé, mais aussi son savoir. N’hésitez pas vous aussi, à partager vos pépites en commentaire, ou à nous dire si vous vous êtes lancés.

Je vous laisse ici d’autres petites pépites anglophones que j’ai eu l’occasion de lire, ainsi que le niveau de difficulté que j’ai pu observer. (Accessible – 1 Classique – 2 Confimé – 3)

That’s all folks.

 

Fantastic Mr Fox – Roald Dahl (1)

Treasure Island – Louis Stevenson (1)

The Handmaid’s tale – Margaret Atwood (2)

To kill a mockingbird – Harper Lee (2)

Oliver Twist – Charles Dickens (2)

Pride and Prejudices – Jane Austen (3)

Nineteen Eighty-four – George Orwell (3)