En ces temps confiné, à regarder à travers nos fenêtres la vie qui s’écoule, il est indispensable de se tourner vers l’art. S’évader et rêver, prendre du temps pour écouter les mélodies et offrir à nos oreilles quelques nouvelles douceurs.

En ces temps confiné, nous n’avons plus vraiment d’hier soir. D’hier soir joyeux, honteux ou brumeux. L’hier soir comme nous n’aimons le chérir est un souvenir. Alors, on se tourne vers d’autre Hier Soir. Cet Hier Soir, fruit de la rencontre joyeuse entre deux artistes, de l’envie de créer et vivre ensemble. On dit que parfois, il suffit de peu pour que la magie opère, cet Hier Soir la en est la preuve.

Rencontre avec Alix et Clément deux virtuose des mélodies, entre univers croisés et volonté unique

Beauvoir : Hier soir, résonne comme une rengaine, on a tous des souvenirs d’un “hier soir” qui a changé notre vie, quels sont les vôtres ? Pourquoi se rappeler d’ “Hier Soir” est important ?

Alix : De mon côté malheureusement c’est souvent “mais pourquoi j’ai fait ça hier soir” ou alors “on est d’accord il a vraiment fait ça hier soir ?” ahah le hier soir dont j’aime me rappeler sont ceux auxquels je pense les lendemains de concert, le trop d’images dans ma tête.  Mais, le hier soir d’hier soir ça n’a rien à voir, c’est  très doux, un peu flou, se rappeler d’hier soir pour moi je pense que c’est se rappeler de notre premier regard et toujours le garder à nos côtés c’est important. (c’est si romantique ce que je dis c’est l’effet du confinement

Clément : On s’est parlé pour la première fois dans un bar lors d’un concert et au fil de la discussion on en est venu a se dire, que ça serait bien de faire de la musique ensemble, le lendemain, malgré le mal de crâne, on s’en est rappelé et on s’est envoyé une première idée via la toile.

 

Beauvoir : Vous venez au final de deux univers musicaux différents – pas antagoniste mais qui se construisent autours de code différents – et l’on s’aperçoit à l’écoute de votre EP que le mélange de genre est une bonne chose. Comment s’articule vos inspirations ? 

Alix : Je dirais que nous avons un tronc commun et plein de branches différentes.


Clément : Ce tronc commun serait sans doute la chanson française des années 60 / 70, et le disco, et les branches seraient pour Alix la scène rock / pop indé et pour moi la musique électronique au sens large, même si on se retrouve chacun sur des références communes comme Air, Beach house, the XX, Toro y Moi, etc..

Beauvoir : Passion synthé. On ressent clairement un amour des rythmes, de la tension, des mélodies qui tiennent en haleine, on écoute votre EP comme on regarderai un court métrage, est-ce voulu ? 

Alix : pas du tout mais ça nous ravis de savoir que ça peut donner ce sentiment là. C’est vrai que ce deuxième EP ressort plus de tension que le premier, on court après le temps, il y a beaucoup d’images, c’est très instinctif la musique que l’on fait ensemble, rien n’est vraiment voulu ou maîtrisé. Nos univers sont tellement différents, parfois on arrive pas à avoir le choix tous les deux sur la trajectoire que l’on prend car c’est juste la seule possible. Je sais pas si c’est très clair ce que je dis, ahah clément ? 

Clément : En effet on ne se pose pas trop de questions, en tout cas jusqu’ici. Nos façons d’écrire et nos univers sont vraiment différents, donc quand l’un de nous deux arrive avec une idée, l’autre rebondit à sa façon et ça va bien plus loin que ce qu’on aurait pu imaginer personnellement pour cette idée, en tout cas c’est comme ça que je le ressens, et oui souvent on fonce tête baissée dans une direction sans trop voir d’autres chemins possibles, c’est un peu étonnant de dire ça comme ça mais attention ça n’a rien de négatif.

Beauvoir : Entre anglais et français, vous conter vos histoires entre ces deux langues. Il est vrai que certains artistes ont besoin de choisir une langue pour définir une identité, est-ce votre cas ? 

Alix : Je pense qu’on a juste envie de se faire plaisir sur les paroles, choisir entre l’anglais ou le français… en soit c’est une envie naturelle autant pour Clément que pour moi quant on produit un morceau. Je pense que notre trajectoire principale est le français et notre identité se retrouve là-dedans plus facilement pour le public, mais je pense aussi que c’est cool aussi de ne pas se mettre de barrière. Je sais pas, pourquoi pas faire de l’espagnol une fois pour essayer ? 

Clément : Oui on n’a pas d’attache particulière avec l’une ou l’autre, les deux nous plaisent et correspondent à nos histoires, parfois l’anglais sera bien plus adapté et parfois non, ça nous est arrivé au début de traduire entièrement des textes pour voir si ça s’y prêtait plus, ou de changer la langue d’un morceau écrit auparavant dans l’autre langue

Beauvoir : Comment voulez vous orchestrer vos lives ? 

Alix : Telle est la grande question. Aujourd’hui nous sommes à deux sur scènes. Clément est à la basse, clavier et pad. De mon côté, je suis à la guitare, clavier, et chant. Et demain …

Clément : un batteur ? ça serait cool.

En ces temps confiné, Hier Soir nous livre un clip confiné réalisé avec les moyens du bord

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