Une fois n’est pas coutume, c’est entre joie et excitation que nous prenons à nouveau rendez vous avec le Garorock : festival français incontournable, qui depuis vingt quatre ans comble nos oreilles et nos coeurs.

Nous sommes au mois de Janvier et pourtant l’été n’a jamais semblé aussi près. L’annonce surprenante des premiers noms a su attiser notre curiosité. Black Eyed Peas, PNL, Tryo, ok. Un mélange d’artiste atypique et toujours de qualité. Cette nouvelle édition, semblant nous attirer comme un chant de sirène appelle les matelots promet, comme chaque année, une expérience hors du temps. 

Des instants de vie qui reste figé dans les mémoires..

Des premières arrivées du jeudi au départ nostalgique du lundi matin, le Garorock s’ancre dans nos corps à l’encre indélébile. Il est aisé de se remémorer l’odeur du camping un dimanche matin, le bruit des cris de joie un samedi soir devant une tête d’affiche,  les visages ravis et les corps en mouvement face à des artistes.

Chaque année, j’ai une appréhension joyeuse à l’annonce de la programmation. Et puis, je ne peux réprimer des « Oh putain. Mais ça va être incroyable (encore et encore) ». J’appelle mes amis et je leurs dis « Putain (oui je viens du sud), il y a Sean Paul au Garorock. Sean Paul. La température va monter. Et The Hives. Ils reviennent »

Il est rare, très rare que la programmation du Garorock me déçoive, car entre les trois scènes (quatre si on compte celle du camping), il y a toujours, un moyen d’en prendre plein les oreilles. A côté de ça, le festival est un vrai viva las vegas. Des animations diverses du camping au site, des jeux, un giga ventre glisse car quand il fait 35 degrés à l’ombre, descendre une pente ruisselante c’est merveilleux. Un train fantôme, des auto-tamponneuse (la vie)… tout est réunis pour que chaque festivalier oublie son quotidien et se mue en une créature fantastique : le Garotien.

La Garotien est une espèce qui vie la plupart du temps dans une tente quechua. Le planté de la sardine n’a aucun secret pour lui. Il arrive le jeudi matin aux aurores (voir le mercredi soir pour les plus téméraires), car il sait que les places à l’ombres des arbres sont prisées. Lui et sa bande font le Garorock depuis tellement d’années, qu’il sait d’instinct où positionner son campement. Il connait l’importance des bouteilles d’eau (pour remplir le Ricard bien-sûr) et il n’est jamais en reste pour hurler un « apééééroooooooo » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Le camping du Garorock est pour lui une seconde maison, (voir une seconde nature à ce stade). Il est cet être heureux qui vogue de scène en scène sur le site du festival, toujours prêt à découvrir des nouveaux groupes.

À l’image du kraken, le Garotien possède plusieurs tentacules, ce qui lui permet de survivre à travers les éditions. Si c’est votre premier Garorock, embarquez de bon pied, laissez vous dériver jusqu’à la plaine de la filhole, sans cap ni boussole, et prenez le large avec The Vladimir Cauchemar Expérience (kézaco ? Rendez vous le 27 juin pour le découvrir), Asap Rocky, Sofi Tucker, Naaman, Pomme, Fatoumata Diawara.


Chavirez
 avec le Garorock dans l’antre du Kraken.

Chacun y trouve son compte en dérivant au grès des tentacules du Kraken, ne vous fiez pas à son apparence monstrueuse, cette créature fantastique n’aura de cesse de vous guider à travers des courants musicaux plus surprenants les un que les autres.

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